Ce classement est basé sur les perceptions internationales mesurées via une enquête auprès de plus de 150 000 répondants dans plus de 100 marchés, évaluant la familiarité, la réputation, l'influence et des attributs dans 8 piliers de Soft Power (Business & Trade, International Relations, Education & Science, Culture & Heritage, Governance, Media & Communication, Sustainable Future, People & Values).
Le pays de la Téranga enregistre un score de 33,1, en baisse par rapport à 2025 où le pays était évalué à 33,5 et figurait à la 102e place. En Afrique, le Sénégal passe de la 11e place à la 12e place. Sur le continent, l'Égypte est en tête, suivie de l'Afrique du Sud, du Maroc et du Nigeria. L'Algérie complète le top 5.
Au niveau de l'Afrique de l'Ouest, le Sénégal est quatrième derrière le Nigeria, le Ghana et la Côte d'Ivoire.

Le Sénégal reste par ailleurs attractif au niveau des pays leaders dans les sports en passant de la 23e place en 2025 à la 17e place en 2026. Dans cette catégorie, seul le Cameroun (14e) est devant lui en Afrique.
Contrairement aux éditions passées, le rapport ne donne pas cette fois-ci les scores détaillés par pays et par piliers.
Implicatons stratégiques
Ce classement traduit la capacité d'influence, l'attractivité culturelle et économique d'un pays, comment il est perçu dans le monde et comment sa nation peut inspirer. Ce n'est pas juste un classement d'influence mais il permet aux décideurs de comprendre les leviers stratégiques dont ils disposent et comment les utiliser pour renforcer leur soft power, devenu déterminant dans la politique étrangère.
Pour le Sénégal, les perspectives économiques, l'exploitation du pétrole et du gaz, la baisse du coût de l'énergie et la stabilité économique renforcée pourraient permettre de faire un grand saut dans le classement en 2027. Même si les agences de notation n'ont pas été clémentes avec Dakar dernièrement à cause de l'endettement, le Plan de Redressement Économique et Social défendu par le gouvernement sénégalais donne déjà des résultats positifs. Le déficit public est passé de 13% en 2024 à 5% en début de 2026 selon le directeur du budget. Ce qui pourrait améliorer la perception du pays sur le plan économique en 2027.
Les améliorations dans la lutte contre la corruption (le Sénégal passe de la 70e à la 65e place entre 2023 et 2025 sur l'Indice de Perception de la Corruption) et les performances dans la gouvernance (1er dans l'UEMOA selon un classement de Chandler Institute of Governance, août 2025) permettront aussi au pays d'être plus attractif aux affaires. À souligner aussi la réforme du Code des investissements et du Code des impôts dans le dernier trimestre de 2025.
Le Sénégal a surtout la chance d'abriter cette année les Jeux Olympiques de la Jeunesse, une première sur le continent. Ce sera l'occasion de renforcer son atout de leader des sports dans le monde, mais aussi et surtout, de profiter des projecteurs sur cet évènement pour renforcer notre attractivité touristique et montrer nos atouts économiques et culturels.